Pascal Bagot, journaliste et co-réalisateur du documentaire sur le tatouage japonais « La voie de l’encre« , tiendra deux conférences sur le sujet au festival Hanami samedi et dimanche. Il est également conseiller scientifique sur la section Japon pour l’exposition à venir « Tatoueurs, tatoués » au Musée du quai Branly à Paris, à partir du 6 mai 2014.

Si ses origines remontent à celles du Japon, le tatouage japonais trouve sa pleine expression figurative au XIXe siècle. Intimement lié au monde de l’estampe, ses artisans et ses grands maîtres, en particulier Utagawa Kuniyoshi dont les artistes reproduiront ses illustrations sur la peau, le tatouage -irezumi ou horimono- connaît alors son âge d’or. Les motifs se complexifient, la palette de couleurs s’enrichit et les tatouages vont jusqu’à recouvrir la presque totalité du corps. Avant d’être associé systématiquement au cours du XXe siècle à la pègre japonaise, il est avant tout est un symbole de contestation et la revendication pour le petit peuple d’Edo -l’ancienne Tokyo- de son identité plébéienne.

 

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Photos: Tatouages réalisés par Horitoshi I à Tokyo, Japon/ Tattoos made by Horitoshi I, Tokyo, Japan
Exposition au quai Branly: Tatoueurs, tatoués