Catherine Le Baron, céramiste grès et raku, exposera ses céramiques au festival  Hanami samedi et dimanche.

Elle travaille le grès et le raku depuis 2008. Passionnée par la chimie des émaux haute température, par la technique japonaise du raku et sa magie du feu, les céramiques qu’elle fait naitre sont utilitaires ou simplement décoratives, brutes, émaillées, ou encore calligraphiées…elle puise sa source d’inspiration dans la nature environnante: les écorces deviennent nuance, le granit se façonne en galets craquelés, les bambous se muent en soliflores.

Le raku ( japonais : 楽焼 rakuyaki ) signifie : le bonheur dans le hasard … il est le résultat d’une technique d’émaillage d’origine coréenne qui s’est développée dans le Japon du XVIe siècle. Il était lié essentiellement à la fabrication de bols pour la cérémonie du thé.

On utilise un grès chamotté plus solide car les pièces doivent résister à de forts écarts de température.

 

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La technique du raku yaki est un procédé de cuisson. Les pièces incandescentes peuvent être enfumées, trempées dans l’eau, brûlées ou laissées à l’air libre. Elles subissent un choc thermique important.

Cette technique de fabrication en cuisson rapide, fut développée au Japon dans le milieu du XVIe siècle. Le mot raku yaki vient d’un idéogramme gravé sur un sceau d’or qui fut offert en 1598 par Taiko, maître servant de la cérémonie du thé, à Chōjiro. L’implication des potiers dans le raku yaki fait souvent écho à sa philosophie, à ses racines et à son sens culturel.

La multitude des paramètres mis en jeu permet d’obtenir des résultats variant à l’infini, ce qui confère à la pièce, entièrement réalisée manuellement, la qualité d’objet unique.

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Le raku yaki est synonyme de cuisson basse température, les pièces émaillées sorties d’un four à environ 1 000 °C sont rapidement recouvertes de matières inflammables naturelles comme de la sciure de bois compactée afin d’en empêcher la combustion en limitant l’apport d’oxygène au contact de l’émail en fusion. Cette phase est la réaction d’oxydoréduction au cours de laquelle apparaissent les couleurs plus ou moins métallisées, les craquelures ainsi que l’effet d’enfumage de la terre laissée brute qui forment les principales caractéristiques de ce type de céramique.

Après refroidissement les pièces sont nettoyées avec un produit abrasif pour enlever tous les résidus de suie et de cendre.

En raku yaki, les pièces peuvent être enfournées à froid mais le plus souvent le four est préchauffé et l’enfournement est fait à chaud. La cuisson est menée à un rythme rapide avec atteinte de la température finale dans un cycle court de 15 à 20 minutes (Certaines cuissons raku yaki peuvent durer plusieurs heures selon les types de pièces et leurs exigences de cuisson).

Les fours à raku yaki sont généralement petits et surpuissants. Ils ont, pour la plupart, une simple ouverture sur le haut de l’enceinte de cuisson couverte par un morceau de plaque réfractaire.

Les pièces raku yaki sont le plus souvent cuites dans un type de four plus ou moins conventionnel connu et exploité pour la cuisson des glaçures. Les autres sont des formes de cuisson primitive (simple trou ou fosse dans le sol) où les températures atteintes sont généralement plus basses et où les glaçures ne sont pas couramment utilisées.

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